• Connaitre Frère Isidore

    Frère Isidore

     

    Frère Isidore est né le 17 mars 1932 à Mansué, en Italie, petit village de la province de Trévise, au nord de Venise. Il est le second d’une famille nombreuse. La famille est très unie : il y vit ses 15 premières années, dont la période de guerre (39-45).

    Après guerre, en 1947, son père l'emmène en France avec lui, chercher du travail en région toulousaine. La famille suivra ensuite. Après diverses tentatives successives, ils se fixeront à Barran, dans le Gers, petit village à l’ouest d’Auch.

    L’adolescent de 15 ans, dépaysé, va vivre une période de solitude très pesante. Coupé de ses amis, il se réfugie dans la musique de percussion, dans de petits orchestres de jeunes en bals du soir. Il pense même en faire sa profession contre la volonté parentale. Il finit par s’en ouvrir au prêtre de la paroisse, qui l’écoute et lui parle des jeunes de la JAC. Il participe à une retraite et décide de quitter l’orchestre.

    Il s’engage dans la JAC, prend petit à petit des initiatives et retrouve un équilibre. Professionnellement, il s’engage comme employé à l’école d’agriculture de Masseube (Gers), tenue par les Frères des Ecoles Chrétiennes. Il y suit des cours de formation agricole. 

    Son ami prêtre lui conseille une nouvelle retraite, qui l’amène à se décider pour la vie religieuse. Ce sera chez les Frères Missionnaires des Campagnes.

    Il rentre chez les frères en septembre 1961, à 29 ans. Sa première profession a lieu le 25 mars 63. Il vient d’avoir 31 ans.

    De 1963 à 66 il suit au prieuré de La Houssaye la formation pour les frères laïcs.

    Il est ensuite nommé au prieuré de Châteaumeillant dans le Cherde 1966 à 1972. Salarié en maçonnerie, il devient tailleur de pierre professionnel, notamment dans la restauration de l’église de Néret.

    En 1972, les FMC ouvrent un prieuré en rural touristique aux Orres, dans les Hautes-Alpes : il fait partie de la communauté. C’est là que va commencer son aventure avec Boscodon.

    La communauté FMC va rester 2 ans aux Orres (1972-74) puis s’installer à St. André d’Embrun (1974-1988). Frère Isidore est embauché comme maçon à l’entreprise Riorda, habilitée pour les monuments historiques. Il va y travailler sur les chantiers de maisons neuves autour d’Embrun et à l’Abbaye de Boscodon, quand la restauration commence.

    Là, comme en dehors de son travail, son besoin d’expression artistique marque sa vie : sculpture sur pierre et sur bois, peinture, musique, fabrication de flûtes de Pan, textes poétiques... En tous domaines il est autodidacte. 

    Quand le prieuré de St.André d’Embrun ferme en 1986 - pour devenir un ’ermitage’- Frère Isidore, atteint de silicose va rejoindre la Communauté inter-religieuse de Boscodon pour rester en altitude et poursuivre son investissement missionnaire à partir de l’Abbaye : FMC et membre de la Communauté de Boscodon... jusqu’à sa mort. 

    Il est à l'origine du stage de Flute de pan à Boscodon, il était flutiste et facteur deflute à la fois.  Ceux qui l'ont connu ont été profondément touchés par sa personnalité.  

    Notre association porte ce nom, en son hommage.  

     

     

    Sources : Frère Paul Rougnon – www.france.fmc-sc.org 

     

    Philippe Husser, flûtiste de pan en région parisienne, nous parle de ses retrouvailles avec le frère Isidore lors de l'un de ces concert à l'abbaye de Boscodon en 2008 :


    "Alors qu'une association vient de se créer en l'hommage de Frère Isidore, moine sculpteur et ami de la flute de pan en l'Abbaye de Boscodon, aujourd'hui disparu, je n'ai pu m'empêcher de vous partager quelques photos de lui lors de nos retrouvailles fin 2008, grâce à mon ami Georges Eric. Frère Isidore a connu le bienfait de la flute de pan car celle ci, alors qu'il souffrait d'une maladie respiratoire invalidante, lui a redonné le souffle de la vie et depuis, il invitait ses amis flutistes à Boscodon et construisait lui même cet instrument. C'est en écoutant une cassette de flute de pan "Mosaique" d'un certain (et très jeune) Philippe Husser qu'Isidore a découvert sa passion pour la flute de pan et bien que n'ayant pu rester en contact avec lui après mes premiers concerts à Boscodon (1994 - 1995 ?), j'ai été heureux de voir tout le rayonnement que Boscodon a pris grâce aux stages de flute de pan de Patrick Kersalé, Gilles Patrat, Michel Tirabosco pendant plus d'une décennie. Puisse cet élan se perpétuer !"

    En voilà quelques photos souvenir :

     

    https://www.facebook.com/philippe.husser.3/media_set?set=a.10152747622006122.1073741830.711216121&type=1